Par définition, vous avez tort

Ne prenez pas ce texte pour ce qu’il n’est pas. Il ne s’agit pas d’un traité de philosophie. Il ne s’agit pas d’un essai de linguistique. Il ne s’agit pas d’un exposé sur la logique fondamentale. N’y voyez pas une accusation, une critique ou un règlement de comptes. Bien fidèle au thème de ce blog, je considère cet article comme un résumé construit et détaillé de ce qui me passe par la tête en ce moment. Je ne prétends pas détenir la vérité – comme vous le comprendrez bientôt, je pense même que cette notion n’existe pas – mais je vais défendre mon point de vue avec vigueur. J’espère sincèrement que vous ne serez pas d’accord et que j’oublierai assez de choses pour que vous ayez de quoi me contredire. Ne vous privez pas, je répondrai à tout, dans la mesure du possible.

 

 

La prépa, entre math et réalité

Je me rappelle encore cette discussion avec un ami, devant la porte de la prépa dans laquelle nous allions tous les deux passer les prochaines années de notre scolarité, lui, en CPEC et moi en MPSI : on se disait que ça risquait d’être dur, qu’il faudrait se mettre à bosser et qu’on en reparlerait deux ans plus tard une fois que tout ça serait passé. Eh bien voilà Guillaume, on l’a fait ! Et en regardant en arrière, je n’ai que peu de regrets, beaucoup de très bons souvenirs, et surtout l’agréable sentiment d’avoir accompli quelque chose.

Avant d’aller plus loin, j’aimerais préciser que j’ai bien conscience que tous les étudiants étant passés par la prépa n’en ont pas un vécu identique au mien et, pour avoir parlé avec certains d’entre eux, je sais que nos expériences peuvent même être extrêmement différentes. Ce qui suit ne correspond qu’à mon vécu personnel et n’engage que moi. Je serai ravi de trouver des récits contradictoires dans les commentaires.

AES Crypto v2.0

AES Crypto est une application Android qui vous permet de stocker vos données personnelles sur votre téléphone de manière sécurisée. Elle utilise un algorithme de chiffrement AES 256 bits, réputé pour son efficacité et sa robustesse.

Historique

AES Crypto est la troisième application aboutie que j’ai créée pour le système Android. L’objectif de ce projet, initié en août 2010, était d’approfondir mes connaissances des outils de développement de la plateforme de Google, tout en répondant à un réel besoin personnel : avec sa croissance affolante, on oublierait presque qu’en 2009, le Market était assez vide et les applications de chiffrement ni pratiques, ni ergonomiques. Comme la totalité de mes applications Android, AES Crypto est — et restera — gratuite.

La surcharge des opérateurs en Objective Caml

S’il y a un point sur lequel tout le monde tombe rapidement d’accord après quelques heures de Caml, c’est que l’utilisation des opérateurs du type +. avec les flottants, c’est super lourd. Tout comme les multiples print_int, print_float et assimilés. Je n’ai pas changé d’avis trois ans plus tard, d’autant plus que les gentils messages Newbie-error: This expression has type float but an expression was expected of type int sont toujours mon quotidien.

Les programmeurs C++ et Java (entre autres) connaissent une solution à ce problème : la surcharge des opérateurs et des méthodes. Dans les grandes lignes, cela consiste à avoir des opérateurs binaires, comme +, qui agissent différemment selon le type des arguments qu’on leur passe. Un petit exemple en Java :

  • 1 + 1; retourne l’entier 2
  • 1.0 + 1.0; retourne le flottant 2
  • "Hello " + "World!"; retourne la chaîne "Hello World!"

L’objectif de cet article est de reproduire ce comportement en Objective Caml.

OCaml Toplevel for Android

OCaml Toplevel for Android est une application Android qui vous fournit un toplevel intégral d’Objective Caml (mode interactif) sur votre téléphone. Vous êtes au restaurant et vous avez soudainement l’intuition que la suite de Syracuse ne termine pas sur 314159 (you wish!) ? Vous faîtes vos courses et vous avez besoin de classer les prix des paquets de céréales grâce à un tri par tas ? La solution se trouve désormais dans votre poche.

 

Historique

Je ne suis plus très certain de la réelle origine de cette idée fumeuse qu’est le portage d’OCaml sur Android, mais j’imagine qu’elle doit se rattacher à l’une de mes habituelles diatribes « les iPhone c’est pas terrible, mais sous Android tout est possible » . Je me souviens d’avoir commencé à réfléchir à la question en octobre 2010, quelques jours avant de découvrir qu’un développeur OCaml japonais, Keigo Imai, travaillait déjà sur un projet similaire. Je l’ai rejoint sans tarder dans sa noble quête, qui nous a mené dans les méandres de la compilation pour ARM, de l’exécution de code natif sur le noyau Linux des terminaux Android et de la gestion des threads asynchrones.

Caml Light & OCaml dans jEdit

jEdit with Caml Light & OCaml est un IDE pour les utilisateurs du langage Caml sous Windows. Il est construit autour de l’éditeur jEdit et compatible avec Caml Light et Objective Caml.

Historique

Ce projet est né début 2010, suite à la découverte des IDE livrés avec Caml Light et Objective Caml sous Windows par les chercheurs de l’INRIA. Au premier abord peu ergonomiques et finalement inutilisables, je les ai rapidement considérés comme le plus gros point faible de ce langage pourtant très intéressant. Ne faisant pas partie des personnes qui pensent qu’un éditeur qui fonctionne en lignes de commande mérite la moindre attention, je n’ai pas trouvé d’alternative acceptable.

Mon professeur d’informatique de l’époque, Alain Chillès, proposait déjà depuis quelques années à ses élèves une interface entre le toplevel de Caml Light et jEdit. Avec Windows Vista puis Seven, de lourds problèmes de compatibilité étaient apparus ; c’est alors que j’ai repris le projet en main. J’ai finalement recommencé from scratch en décembre 2010 et publié la première version fonctionnelle en février 2011.

Matrix, ou la victoire de l’anthropocentrisme sur la raison

Véritable icône du cinéma des années 2000, la trilogie Matrix n’a cessé de diviser les cinéphiles. Qui n’a jamais lu au détour d’un forum que Reloaded et Revolutions étaient à Matrix ce que La Menace fantôme, L’Attaque des clones et La Revanche des Siths étaient à Star Wars ? Qui n’a jamais entendu un ami proposer sa propre interprétation de l’œuvre des Wachowski, mettre en avant ce qu’il pensait être une incohérence dans la saga ou crier au plagiat ? Si une chose est sûre, c’est que Matrix aura su alimenter les débats et faire réfléchir les gens.

Je suis personnellement un fan absolu des trois films (et des six Star Wars) et je me suis souvent attiré les foudres des fans du premier épisode, à qui je devais inlassablement expliquer ma longue et personnelle interprétation de Matrix. C’est principalement pour cette raison que j’ai décidé cette année de compiler l’intégralité de mes documents, notes de lectures, extraits de forums et réflexions sur cette fabuleuse saga.

L’enseignement secondaire en France, spirale de la médiocrité ?

J’ai publié cet article pour la première fois le 25 juin 2009, à la fin de ma scolarité dans l’enseignement secondaire français, sous le titre ambigu « L’Éducation Nationale, spirale de la médiocrité ? ». Il expose mon point de vue, toujours inchangé et tiré de mon unique expérience personnelle, mais relate des faits passés et peut contenir des données factuelles devenues inexactes. Leur détection et leur interprétation sont laissées à la perspicacité du lecteur.

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En sept ans, j’ai traversé, comme une majorité de bacheliers, quatre ans de collège et trois de lycée. Sept ans dans l’enseignement secondaire de la République, et il faut l’avouer, sept ans à observer, plus ou moins passivement, l’incompétence d’un système idéaliste. Ses symptômes ? Irréalisme, inefficacité, paresse, hypocrisie.

Rendez-nous notre lycée !

J’ai publié cet article pour la première fois le 21 janvier 2009, quelques semaines après la série de blocus observée en France suite à l’annonce de la réforme « Darcos ». Il représente toujours mon opinion mais relate des faits passés et contient des données factuelles devenues inexactes. Leur détection et leur interprétation sont laissées à la perspicacité du lecteur.

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Chaque année, c’est la même chose : une loi, une réforme, pour des suppressions de postes ou des remaniements de filières. Chaque année, c’est la même chose : des grèves, des manifestations, des dents qui grincent. Mais la mode ces derniers temps, ce sont vraisemblablement les blocus des établissements scolaires. Là, ce sont d’autres dents qui grincent, et de gros problèmes qui se posent : pourquoi le blocus ? Quelle portée pour cet acte ? Quand et où opérer ? Loin de moi l’idée de débattre de l’intérêt de la réforme Darcos – même si, après tout, l’espace commentaire appartient à ceux qui en prennent possession (à l’inverse des lycées, mais on y reviendra) – je voudrais plutôt m’exprimer au sujet des blocus en eux-mêmes. Ne soyez donc pas étonnés de ne pas voir apparaitre d’argumentation en faveur ou contre l’une ou l’autre des dernières réformes de l’éducation.